Histoire d’Albi

Histoire d’Albi. Albi, un peu d’histoire

Albi, la ville rouge, site Unesco

Albi, la ville rouge, site Unesco

Albi est situé dans le sud de la France, préfecture du Tarn en Midi-Pyrénées et siège de l’archevêché.
Le gentilé est « Albigeois » qui sont environ 85000.
Albi est aussi nommmée la « ville rouge » du fait de la couleur des briques de sa cathédrale et de son centre historique.
Albi est remarquable par son impressionnante cathédrale Sainte Cécile (patronne des musiciens), cathédrale unique de par sa configuration,
véritable forteresse de briques rouges, Sainte-Cécile et son Palais de la Berbie, ancien palais des archevêques d’Albi, dominent le tarn ainsi que le centre-ville historique
Ville natale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant une très importante collection d’œuvres du peintre post-impressionniste.
cathedrale_ste_cecile_tarnLe samedi 31 juillet 2010, à Brasilia, la « Cité épiscopale d’Albi », qui rassemble la cathédrale Sainte-Cécile, église fortifiée en briques ocre apparentes construite entre 1282 et 1480, ainsi que le Palais de la Berbie, qui abrite le Musée Toulouse-Lautrec, l’église Saint-Salvy et son cloître, les rives du Tarn et le Pont vieux ainsi que plusieurs édifices classés monuments historiques, est ajoutée à la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Histoire
albi_cathedrale_interieur1La ville d’Albi est une ville antique dont l’histoire est riche. D’abord fief des seigneurs Trencavel au Moyen Âge puis du catharisme, elle devient une cité épiscopale dès leXIIIe siècle. C’est durant la Renaissance que la ville s’enrichit grâce à la culture du pastel. Plusieurs hôtels particuliers restent les témoins de cette époque. À la Révolution française, les biens du Clergé sont vendus et les différents bâtiments deviennent des centres administratifs. Le XIXe siècle est marqué par l’essor de l’industrie avec la verrerie et la chapellerie ainsi que l’extraction de la houille près de Carmaux.
Les origines
Les premiers hommes s’installent sur les bords du Tarn attirés par l’eau et par l’abondance de galets. Ils laissent derrière eux de nombreuses pierres taillées comme des bifaces, des racloirs ou des choppers. Puis des restes d’objets en bronze puis en fer sont retrouvés dans les environs d’Albi. Un atelier de fondeur est découvert près de l’oppidum naturel du Castelviel. Le Tarn est navigable à partir d’Albi d’où l’installation des premiers hommes dans cette région. De plus, le site est proche de vallées fertiles et de richesses minières exploitables. Durant la seconde moitié du IVe siècle avant J.-C., les Ruthènes, des Gaulois, créent un large domaine correspondant aux futurs diocèses d’Albi et de Rodez. En 120 avant notre ère, la région est envahie par les Romains, mais la romanisation est faible et Albi conserve son caractère de petite cité gauloise. Le port d’Albi devient un lieu d’échange et de transit de nombreuses marchandises et de voyageurs. L’agriculture reste tout de même l’activité économique majeure de la cité. Le premier évêque d’Albi est Diogène vers 405 et la première mention de Civitas albigensium date de 406.
albi_tarn_03En 418, les Wisigoths envahissent la région et en prennent le contrôle, puis les Francs s’en emparent en 507. Le duc Didier la soumet de façon temporaire à la tutelle de Chilpéric Ier, le roi de Neustrie. Rapidement, le royaume des Francs récupère l’Albigeois sous la gouvernance de Clotaire II. En juillet 666, un grand incendie ravage la ville.
Albi est surtout un haut-lieu historique dont le nom a été donné aux pratiquants du catharisme pour des raisons qui remontent au moyen âge (voir ci-dessous)
Les Albigeois subirent ainsi une répression violente au 13ème siècle de la part de l’Église catholique , ce combat est plus connu sous le nom de Croisade des Albigeois. La cathédrale Sainte-Cécile fut édifiée par les catholiques pour lutter contre l’hérésie cathare.

Le Moyen Âge
albi_tarn_09Durant le Moyen Âge, la ville est un oppidum protégé par des murailles. Au 5ème siècle, le premier pont (le Pont Vieux) sur le Tarn est construit à Albi.
Ce pont a contribué au développement de la ville sur les 2 rives du Tarn.
Depuis l’an 1000 , Albi appartient au fief de la famille Trencavel,(à l’apogée de leur règne, ils détenaient les vicomtés d’Albi, Ambialet,Agde, Béziers, mais aussi Carcassonne, Nîmes et le Razès)
en tant que fief ecclésiastique, mais comme un Trencavel était toujours évêque, la famille en use comme de son bien.
Aux XIIe et XIIIe siècles, Albi est un centre du mouvement religieux cathare ;
En 1165, les évêques du Midi tinrent un colloque à Lombers (village se trouvant a quelques kilomètres d’Albi) et condamnèrent l’hérésie cathare, sans réel résultat. C’est alors que Philippe Auguste, roi de France, dépêcha Simon de Montfort dans le Midi.
En 1210, celui-ci anéantit les chevaliers hérétiques dans la plaine de Lombers; ce colloque donne aux Cathares le surnom d’Albigeois (ceux qui défendent la doctrine défendue à Albi). L’hérésie progresse rapidement et les diverses missions et prédications des prêtres de l’Église catholique n’empêchent pas son essor. Le catharisme est violemment réprimé lors de la croisade contre les Albigeois. Albi passe pourtant dans le camp catholique sans résistance ; le vicomte de Carcassonne,Raimond-Roger Trencavel, perd son fief en 1209 lors de la prise de Carcassonne. Par la suite la construction du palais épiscopal fortifié de la Berbie et de l’imposante cathédrale Sainte-Cécile ancre la ville dans le giron de l’Église. Les évêques veulent marquer le pouvoir de l’Église grâce à ces nouveaux bâtiments. La ville est aussi un important centre culturel connu pour son scriptorium. Il permet de copier des textes et des livres de la vie liturgique.
Au XIVe siècle, la ville se structure de façon très importante. Elle se divise en 6 quartiers, ou « gaches » entourés de murailles. Le Pont-Vieux est fortifié à la fois du côté du faubourg et de la ville, avec un pont-levis à chaque extrémité. Il est surmonté de maisons avec en son centre une chapelle dédiée à la Vierge. La Plassa est le cœur de la cité située au pied de la cathédrale. Dans les faubourgs se trouvent les moulins et les tanneries.

Albi, ville d'histoire Cathédrale Ste Cécile

Albi, ville d’histoire
Cathédrale Ste Cécile

De la Renaissance au 17ème siècle :
La Renaissance est marquée par la prospérité grâce au pastel.
Cette plante va donner à notre région un important essor économique, surnommé l’or bleu, cette petite fleur jaune va donner son nom au « pays de cocagne. De nombreux bourgeois deviennent rapidement riches et influents dans la vie de la ville. C’est l’époque de la construction de nombreuses demeures et hôtels particuliers encore visibles de nos jours dans les rues d’Albi. La maison Enjalbert, l’hôtel Gorsse et l’hôtel de Reynès sont de bons exemples de l’architecture de cette période. Elle se caractérise par l’utilisation exclusive de la brique pour les murs et de la pierre pour les encorbellements et les entourages de portes et fenêtres.
En 1474, Louis d’Amboise est nommé évêque d’Albi, il a été auparavant ambassadeur de France en Italie, puis conseiller du roi Louis 16 ainsi que Lieutenant général de la province du Languedoc.
Il est à l’origine de l’installation de Neumeister, un maître-imprimeur venant de la Mayence et proche de Gutenberg.
C’est l’un des premiers ateliers d’imprimerie de France après celui de Lyon et celui de Paris.
Au 16ème siècle, le Calvinisme arrive en France, avec ce nouveau mouvement, des troubles apparaissent dans la régio vers 1540.
Le 25 février 1560, la régente Catherine de Médicis organise à Albi une grande procession expiatoire et nomme au siège épiscopal son cousin Strozzi.
Celui ci va tenter de défendre la ville contre les protestants. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, la nuit du 24 août 1572 à Paris se renouvelle à Albi dès le 5 octobre, et donne lieu à des règlements de compte.
Albi rejoint la fronde politique de la Sainte Ligue et en 1593, avec le duc de Joyeuse.
Le Palais de Berbie devient une place forte armée jusqu’à la disparition de la ligue en 1598; avec la nomination de Henri 4 de Navarre comme roi de France.
Le 17ème siècle voit le déclin économique de la ville d’ Albi et sa région,en effet, le pastel se vend de moins en moins avec la concurrence de l’Indigo, venant des indes
avec un coût plus économique.
Albi et la région midi-pyrenees recherchant de nouveaux débouchés économiques, se découvre de nouveaux talents :
la verrerie, la tannerie et le tissage deviennent des activités importantes sans pour cela revenir au prestige de l’âge d’or.
L’industrie de la brique s’installe également autour de la ville, c’est le matériau de construction par excellence d’Albi et la région.

Histoire d'Albi

Albi, ville d’histoire
Cathédrale Ste Cécile

Les 18ème et 19ème siècle
Vers l’époque de la Révolution, Castres devient le chef lieu du département en 1790.
Les républicains jugeant Castres une ville moins sûre, la fuient pour se réfugier à Albi. Ainsi, Albi revient en tant que chef-lieu du Tarn en 1797.
Les propriétés du clergé ayant été vendues, le couvent des Carmes devient le palais de justice , le couvent des Cordeliers sera alors transformé en prison.
l’administration départementale vient s’installer au Palais de Berbie jusqu’en 1823.
En 1794, les archives du clergé seront brûlées sur la place centrale du Vigan.
Au 18ème siècle, le marquis de Solages, seigneur de Carmaux, devient l’instigateur d’une des 1ères extractions industrielles de charbon en France.
Il va aussi obtenir la construction d’une ligne de chemin de fer hippomobile jusqu’à Albi, créant ainsi l’essor du nouveau quartier de la Madeleine.
Le chemin de fer arrive à Albi en 1864. Un deuxième pont, l’actuel Pont Neuf, est construit sur le Tarn ainsi qu’un viaduc pour le train. La métallurgie s’implante au Saut du Tarn entraînant l’apparition de fonderies spécialisées. Mais l’activité la plus connue est la verrerie ouvrière d’Albi, fondée en 1896 en coopérative ouvrière autogérée grâce à l’aide d’une souscription nationale et de Jean Jaurès, et suite à la grève de Carmaux de 1895. La chapellerie est aussi une industrie importante d’Albi, la plaçant parmi les premières de France au XIXe siècle. En 1931, cette verrerie autogérée passera au statut de société coopérative ouvrière de production (SCOP).

Histoire d’Albi

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